Le Cif reste un puissant vecteur de changement professionnel

70 % des bénéficiaires d »un Cif ont changé de profession un an après leur formation, selon une enquête du FPSPP. Selon cette étude, le Cif reste un « puissant vecteur » de changement professionnel, même dans un contexte moins favorable à l »emploi.

Le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) vient de publier sa deuxième évaluation nationale relative au congé individuel de formation (Cif). L »objectif de l »enquête est de montrer l »impact du Cif sur l »évolution professionnelle des bénéficiaires (*). Pour le FPSPP, cette seconde évaluation « confirme les excellents résultats de ce dispositif, tant dans l »ampleur des changements professionnels que dans leur qualité ».

Des salariés faiblement qualifiés

Le profil type du bénéficiaire d »un Cif ne change pas. Le Cif s »adresse prioritairement aux salariés faiblement qualifiés (60 % sont de niveau VI, V ou IV). La parité homme-femme se confirme (51 % d »hommes et 49 % de femmes) de même que la prédominance des ouvriers et des employés (82 %).

Une employabilité accrue

Les personnes ayant bénéficié d »un Cif après un contrat à durée déterminée ou dans le cadre d »un contrat de travail temporaire accèdent en proportion importante à un contrat à durée indéterminée Online Gambling Addiction (CDI) un an après leur formation. Malgré le durcissement du contexte économique, « la part des bénéficiaires en emploi se maintient à un niveau très élevé (79 %) », note le FPSPP.

Une transition professionnelle sécurisée

Les personnes ayant bénéficié d »un Cif alors qu »elles étaient en CDI restent pour 83 % (contre 85 % pour 2009) d »entre elles en situation d »emploi un an après la fin de leur formation. Quel que soit le changement opéré dans leurs parcours, elles restent pour 74 % dans des situations contractuelles favorables (CDI ou entrepreneuriat).
Pour les autres, « il s »agit probablement d »une situation transitoire vers leur objectif professionnel », constate le FPSPP.

Des changements un peu moins fréquents

Un an après le Cif, les bénéficiaires ont changé de profession à 70 % (contre 75 % pour 2009), d »entreprise à 60 % (contre 68 %) et de responsabilités à 65 % (contre 73 %).
Le niveau de satisfaction globale sur la situation professionnelle un an après le Cif demeure très favorable (76 % de satisfaction en 2010 contre 75 % en 2009). Pour le FPSPP, le Cif reste un « puissant vecteur » de changement.

(*) Cette deuxième enquête porte sur les parcours de formation achevés en 2010. La précédente portait sur ceux ayant pris fin en 2009.